"Développer des échanges, susciter, organiser, promouvoir des liens d'amitiés, de coopération réciproque entre la Normandie et le Nord-Ouest Tunisien..."
" L'injustice appelle l'injustice ; la violence engendre la violence " Lacordaire
Rassemblement
solidaire
Samedi 9 février
2013 à 16h00
Place Bouchard
CAEN
Maître Chokri Belaïd
|
Solidarité avec les défenseurs de la démocratie en Tunisie !
Voici le texte d'Appel pour un rassemblement de soutien pour la Tunisie destiné à celles et ceux qui voudraient défendre la Démocratie (citoyens solidaires, associatifs, syndicalistes, politiques, médias ...) : Le lâche assassinat de Maître Chokri Belaïd, l'un des chefs des partis d'opposition en Tunisie, ce 6 février vient nous interpeller à un momentoù des périls guettent le processus de transition démocratique mis en place dans le pays après les premières élections libres organisées dix mois après le déclenchement de la Révolution Tunisienne. Aujourd'hui le peuple tunisien, précurseur du Printemps Arabe, subit les affres de la violence politique, de l'action de milices para-policières
qui imposent leur loi contre la liberté d'expression et
l'émergence de mouvements obscurantistes et dogmatiques
traités par le pouvoir dominant avec une coupable
indulgence.
N.B. : les participants peuvent venir avec les drapeaux de leurs
organisations respectives.
- LAPAT - Maison des Solidarités 51 quai de Juillet - 14 000 CAEN lapatunisie@gmail.fr |
La FIDH
FEDERATION INTERNATIONALE
des DROITS de L'HOMME
a appris avec consternation
l’assassinat, ce mercredi 6 février 2013,
de M. Chokri Belaïd, avocat, secrétaire général du Parti des patriotes démocrates
unifié et leader du Front populaire, une coalition de 12 partis de la gauche tunisienne.
Selon les informations reçues, M. Belaïd aurait succombé à des blessures occasionnées
par des coups de feu dont il a été la cible devant son domicile le 6 février matin.
Des mesures urgentes doivent être prises pour faire la vérité sur ce crime odieux.
Quelqu’en soient les auteurs, cet assassinat est le résultat direct de violences politiques
dont jusqu’à ce jour les responsables même quand ils sont connus restent largement impunis.
« Nous sommes sous le choc. Avec l’assassinat de Chokri Belaïd un cap est franchi.
Les autorités ont la responsabilité de diligenter immédiatement une enquête impartiale
et doivent faire la preuve qu’elles sont au service de l’Etat, de la justice et de la sécurité
des citoyens. Toutes les mesures nécessaires doivent être prises pour que ces crimes ne
restent pas impunis et que la violence ne l’emporte pas » a déclaré Souhayr Belhassen,
Présidente de la FIDH.
Ces derniers mois, la Tunisie a été le théâtre d’attaques ayant pris des formes diverses :
meurtre, incitation à la haine et au meurtre, agressions physiques,
destructions de biens et campagnes de diffamation. Ces attaques ciblent aussi bien des
défenseurs des droits humains et autres militants de la société civile, particulièrement des
femmes, que des membres des partis politiques, ou encore des artistes ou des universitaires.
A plusieurs reprises, la FIDH a dénoncé l’inertie des autorités face à ces actes.
La recrudescence de la violence politique s’est nourrie de l’impunité dont ont généralement
bénéficiée les auteurs de ces actes qui visent à mettre à mal les libertés fondamentales, en
particulier les libertés d’association, d’expression et de rassemblement pacifique et le
pluralisme politique. Dans ce contexte, la majorité des partis politiques tunisiens et les
organisations de la société civile ne cessent entre autres de demander mais en vain, la
dissolution des ligues de protection de la révolution qui revendiquent la plus grande partie
de ces actes. Chokri Belaïd, à la tête du Parti des patriotes démocrates unifié depuis août
2012 avait depuis multiplié les critiques à l’égard du pouvoir en place. La veille de son
assassinat, il avait tenu, sur les ondes de la Radio Shems, des propos virulents à
l’encontre du parti au pouvoir Ennahdha, l’accusant d’avoir mis en place « une stratégie
méthodique d’explosion de la violence à chaque crise au sein d’Ennahdha ».
Il avait accusé ce parti « [d’] encadrer ces accès de violence »
F.I.D.H. 6 février 2013